2021-2025
Introduction
Cette rubrique concerne les œuvres produites depuis 2020, lesquelles ont toujours été entreprises avec le même double plaisir pris à écrire sur ce que l’on dessine et à dessiner ce que l’on écrit ; d’où la parution de trois ouvrages faisant état de cette modalité sans hiérarchie : 8– COMMENT J’AI TROUVÉ CERTAINS DE MES ROCHERS ; 9– 2024, ENCORE ; 10– ENFIN.

Avec toujours aussi cette constance qui me fait affectionner les débuts, pour l’écriture comme pour ce que j’appellerais les dessins (terme générique). Il me plait à chaque fois ou presque d’entrer en apprentissage et paysage du Néouvielle est pour moi un répertoire immense dans lequel je pioche (étudier avec ardeur dit aussi le Robert) afin d’en extraire quelques-uns des éléments remarquables qui me bouleversent, du plus insignifiant au plus imposant. Je les donne à voir en piochant aussi dans l’histoire classique ou contemporaine ses gestes et ses praxis. Ces appropriations successives sont pour moi une manière de produire des représentations qui se (me) renouvellent et de disparaître derrière mon sujet dans une sorte d’anonymat stylistique.
Durant ces dernières années quelques parts de ma recherche ont été données à voir lors de deux expositions organisées par le FRAC Nouvelle-Aquitaine et le FRAC Occitanie. On retrouvera quelques-unes de ces œuvres qui ne sont pas classées ici par médiums mais dans un ordre qui correspond plus ou moins à la hiérarchie de leurs réalisations. Les premières sont directement liées à la recherche entreprise pour retrouver les rochers décrits par Ramond de Carbonnières (Planche 1 de ses « Voyages au Mont-Perdu ») mais indépendamment de cet intérêt précis qui m’a amené à parcourir le massif du Néouvielle, je me suis approprié certains passages de ce paysage intense et on trouvera des dessins, des estampes, des photographies, des peintures, un projet d’installation, des sculptures… y référant explicitement, quelques autres sont des évocations plus allusives, d’autres encore des souvenirs fabriqués.
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LA MAIN (et le rocher)
Bronze patiné et brut-poli (25 x 16 x 8 cm) 2024
La main (de l’artiste) est en bronze patiné au nitrate de cuivre. Le rocher posé à l’intérieur est un exemplaire d’une petite série produite à partir des fichiers STL issus de la saisie 3D du ”Rocher de Ramond” effectuée dans la vallée d’Ets Coubous. Les bronzes ont été réalisés dans la fonderie d’Evangelos Hondasis à Athènes.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » page 74
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AIRAIN
Bronze poli (25 x 25 x 11 cm) 2024
Monobloc tiré du relevé 3D effectué sur le rocher de la vallée d’Ets Coubous et réalisé par la Fonderie des Cyclopes à Mérignac.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » page 72 -
LES DIACLASES
Ensemble recomposé en bronze patiné (21 x 19 x 11 cm) 2024
Le ”Rocher de Ramond” fracturé lors de sa chute est ici décomposé en 5 blocs qu’il est possible de rassembler ou de laisser disjoints. Les bronzes ont été réalisés dans la fonderie d’Evangelos Hondasis à Athènes.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » page 75
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LA DÉCONSTRUCTION
Impression numérique en résine et armatures métalliques oxydées (36 x 33 x 16 cm) 2024
Reconstitution de la scène de démontage de la structure métallique entourant le ”Rocher de Ramond”. Cette structure fut réalisée à même le rocher le 11 septembre 2009 et désassemblée le 2 octobre 2015.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 25–27
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GÖNGSHI
Bronze patiné noir et socle mouluré en acajou (16 x 14 x 10 cm) 2024
Transcription sous la forme d’un ”rocher de lettré” ou de ”pierre d’érudit” du ”Rocher de Ramond” selon la tradition japonaise sur un socle mouluré en acajou épousant les contours de sa base. Fonderie Evangelos Hondasis à Athènes.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 76–79 -
PROTOTYPE
Résine peinte et époxy sur un plateau tournant (ø 40 cm) 2024
Prototype en résine et en Plastiline destiné à la taille du marbre. Les 5 blocs composant le ”Rocher de Ramond” ont été détachés de l’agrégat originel et le détail intérieur des fractures reconstitué.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 89–91
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ÉBAUCHE (Carrara)
Marbre de Carrare qualité statuaire, 5 blocs (48 x 48 x 23 cm) 2025
Ébauche en marbre de Carrare qui reprend les dimensions du « PROTOTYPE ». L’assemblage des blocs est laissé plus ouvert que l’est le ”Rocher de Ramond” lui-même.
Cette pièce figure dans le catalogue de la « MOSTRA IDEALE » page 29
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L’ANGE D’ETS COUBOUS
Montage photographique sur papier baryté et crayons de couleur (100 x 70 cm) 2024
Recomposition panoramique du paysage entourant le ”Rocher de Ramond”. 10 clichés noir et blanc au-dessus desquels plane l’Ange Volant dessiné en 1890 par Cristoforo Pomarancio.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 80–83 -
LA FRACTURE
Dessin à la mine de plomb sur papier de soie (45 x 45 cm) 2024
Ce dessin donne à voir le point d’assemblage des multiples fractures du ”Rocher de Ramond” visibles au niveau du sol sur la face avant regardant le pic d’Izes. J’ai retenu ce détail en tant qu’il est pour moi le punctum sur lequel j’ai toujours focalisé, il est une parfaite synthèse des diverses altérations du granit et caractéristique de la manière dont il se fracture.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 85–87 -
LE/LA VOILE
Dessin à l’encre de Chine (112 x 60 cm) 2025
Duplication rigoureuse à l’encre de chine du tracé numérique issu du fichier STL (Standard Triangle Language) résultant de la saisie laser du ”Rocher de Ramond”. Le rocher étant alors comme vu de l’intérieur où la rigidité du granit se métamorphose en voile.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 52–57 -
5 RAMOND ROC STL VIFE PARTS
5 Tirages numériques en Digigraphie (112 x 20 cm) 2025
5 images correspondant chacune à l’un des 5 blocs composant le ”Rocher de Ramond“ : « RAMOND ROC STL PART ONE », « RAMOND ROC STL PART TWO » etc. Ces images sont une impression numérique des fichiers STL dans lesquels ont été prélevés des perspectives significatives. Cette pièce doit être associée à la ”Voile” et présentée au-dessous d’elle. -
FEATHER WIPING
Encre de Chine sur tissu (55 x 33 cm) 2025
Au pied de la lettre ”essuyage de plumes” : c’est le chiffon qui a servi à l’essuyages des plumes (Kugelspizfeder 111) utilisées pour la ”Voile” avec une encre en provenance de Sennelier.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » page 57 -
ÉTANT DONNÉS : 1° LA PARTITION, 2° LA PAREIL
Maquette de l’installation composée de matériaux divers, bois, papier, métal, résine, photographie, verre (27 x 24 x 15 cm) 2025
L’Installation : une paroi de granit réalisée en trompe l’œil occupe toute la surface de la cimaise extérieure d’une pièce close de 6 x 4,50 mètres. Une faille divise la paroi en deux et au centre de l’échancrure un interstice laisse un champ de vision de 70° qui permet au regardeur de découvrir un paysage reconstitué de manière réaliste : le rocher Figure 3 dans son environnement. Un éclairage approprié l’éclaire doucement comme au jour tombant et une machine à fumée projette en continu un léger brouillard. Les éléments qui servent à cette reconstitution sont ceux qui ont été utilisés pour la prise de vue originelle en montagne (voir « Comment j’ai trouvé certains de mes rochers » pages 9 à 21). Le fond photographique et certains accessoires sont rajoutés selon un plan de montage très précis. La référence à « ÉTANT DONNÉS : 1° LA CHUTE D’EAU, 2° LE GAZ D’ÉCLAIRAGE » de Marcel Duchamp est implicite.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 58 à 65

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LA BOÎTE D’ENTOMOLOGISTE
Bois, carton, papier, feuille de cuivre, verre (61 x 30 x 8 cm) 2020
Le développé de chaque rocher figurant sur la Planche 1 des « Voyages au Mont-Perdu » est déployé puis épinglé comme le sont les papillons dans une boîte d’entomologiste et classés dans l’ordre des Figures.
Pièce décrite et contextualisée dans « LES 4 FIGURES AU BAS DE LA PLANCHE » page 33 -
CARTOGRAPHIE IV
Estampe, tirage en Digigraphie (80 x 80 cm) 2020
Interprétation de la carte IGN localisant la Figure IV de la Planche 1 des « Voyages au Mont-Perdu » de Ramond (cabanes de Trames-Aygues). Cette estampe fait partie d’un ensemble de quatre Cartographies afférentes aux quatre premiers rochers figurant sur la Planche.
Pièce décrite et contextualisée dans « LES 4 FIGURES AU BAS DE LA PLANCHE » pages 8–11
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LE CUBE
Fonte polie, bois, plexiglas et impression numérique (20 x 20 x 20 cm) 2023
Volume en fonte polie (Fonderie Evangelos Hondasis, Athènes) soutenu par des tiges d’acier et enfermé dans un cube de plexiglass sur les faces duquel sont imprimées les 4 graphismes de la gravure originale (Figure 4 –Planche 1).
Pièce décrite et contextualisée dans « COMMENT J’AI TROUVÉ CERTAINS DE MES ROCHERS » pages 51–55
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LE MONOLITHE EN VERRE
Acier, pâte de verre, dispositif lumineux dissimulé dans le socle (40 x 40 x 30 cm) 2020
Le monolithe en pâte de verre est présenté sur un socle avec le moule en acier qui a permis son coulage (Allain Guillot, maître verrier / Didier Imbeau, forgeron). Cette pièce fait partie de l’ensemble concernant le rocher Figure 1.
Pièce décrite et contextualisée dans « LA Fig.1 ET QUELQUES PIÈCES CONNEXES » page 24
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PRAXINOS
12 dessins, bois, carton, 12 miroirs, socle mobile en fonte, (plateau : ø 40 cm, hauteur : 23 cm) 2025
Praxinoscope permettant de voir le monolithe issu de la Figure 1 sous toutes ses faces (12) à l’aide d’un mouvement généré manuellement.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 34–39
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L’ARTISTE ET LA RANDONNEUSE
Granit (fragments et graviers), tesselles de Murano, loupe articulée, personnage Preiser (47 x 47 x 20 cm) 2025
Assemblage de graviers et de fragments de granit recueillis sur place et disposés autour d’une reconstitution en tesselles de verre du lac de La Mourelle. Une loupe articulée permet de voir deux personnages, un peintre devant son chevalet et une randonneuse.
Cette pièce figure dans le catalogue de la « MOSTRA IDEALE » page 108
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LE MONT D’IKEA
Estampe (40 x 30 cm) et assemblage de 751 crayons, 20 pots de plantes artificielles, bois, cartel en laiton (42 x 42 x 30 cm) 2025
L’œuvre se compose de deux pièces : « LE DISTRIBUTEUR » qui reprend le dessin du distributeur que les magasins IKEA mettent à la disposition de leur clientèle et un montage de crayons en forme de montagne entourée de plantes artificielles vendues dans le même magasin. Un cartel fixé sur le socle rappelle le titre et le nombre de crayons utilisés : 751 c.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 28–32
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ABSTRACT
Peinture à l’huile sur toile (120 x 120 cm) 2024
Transcription à l’échèle 1 d’un pan de granit caractéristique de l’invasion et du développement des lichens ”Rhizocarpon Geographicum” sur les rochers dans la vallée d’Aygues-Cluse (à cette altitude les thalles ont une croissance de un à deux centimètres par siècle).
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 64–69 -
IT’S A RELIEF
Bois, découpes de carton au laser, Plastiline, cadre en acier et verre (72 x 62 x 19 cm) 2017
Caisson à l’intérieur duquel sont étagées les courbes de niveau ayant servi à l’une des parties du bronze « DEUX PAYSAGES FONDUS » (variations du terrain entre le lac de la Glère et les contreforts du Néouvielle). L’ensemble est noir en référence au titre qui utilise la locution anglaise que l’on traduira par ”Ça me Soulages“… -
UN DÉTAIL
Gouache (80 x 40 cm) 2025
Cette gouache est un fragment agrandi des « COURBES DE NIVEAU » montrant les variations du terrain compris entre le lac de la Glère et les contreforts du Néouvielle ; il convient qu’elle soit présentée en-dessous des Courbes.
Cette pièce figure dans le catalogue de la « MOSTRA IDEALE » page 47
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LE LUTRIN
Tiges métalliques, bois, plomb (70 x 52 x 104 cm) 2025
Sur le lutrin repose un paysage à lire comme un livre. Ce paysage tracé dans de la Plastiline a été moulé en plomb (Fonderie Evangelos Hondasis, Athènes ; le lutrin a été fabriqué dans l’atelier de Bernard Aubertie), il est constitué par les courbes de niveau relevées dans les entours du lac Det Mail.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 22–27
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LE ROCHER TAPISSÉ
Montage photographique après une intervention dans le paysage (92 x 28 cm) 2024
La photographie rend compte d’une intervention qui a consisté à tapisser un rocher (à l’extrême droite de l’image) avec un papier peint fabriqué pour l’occasion reproduisant le même granit. Work in progress. Le rocher est situé sur le plateau du Lienz (42° 52’ 53” N / 0° 04’ 58” E).
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 58–63
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LE ROC ET L’ŒNOGRAPHE
72 bouteilles alignées sur une étagère (560 x 30 cm) 2024
Alignement de 72 bouteilles après l’arrêt volontaire de la collection qui a débutée par un Monbazillac de 2010 ”Roc de Ramon” et qui s’est poursuivie selon le principe de sélectionner les bouteilles en fonction du nom des châteaux où apparaissaient les termes : roc, rock, roch, roque, la roche, du roc, rocher, rocaille, cailloux, pierre, etc.
Pièce décrite et contextualisée dans « 2024, ENCORE » pages 46–49 -
LES TROIS ANGES DE ZURBARAN
Peinture à l’huile sur toile et feuilles d’or (200 x 150 cm) 2022
Cette peinture est une œuvre de transition, une sorte de préliminaire à ce que pourrait devenir l’après Monts et Merveilles. Mon intérêt demeure pour le tracé des crêtes celle de La Mourèle en particulier (dont je me suis emparé déjà à plusieurs reprises) et pour les anges (après celui d’Ets Coubous).
Pièce décrite et contextualisée dans « COMMENT J’AI TROUVÉ CERTAINS DE MES ROCHERS » pages 35–41 -
LA CRÊTE
Béton, bois, acier, tube en verre, pigment bleu (125 x 47 x 14 cm) 2025
L’idée de cette crête s’origine dans un débris de béton exposé à la Biennale d’Architecture de Venise dans le pavillon du Danemark. Copie conforme avec cependant la qualité du béton utilisé dont le sable provient du torrent de La Glère tamisé sur le plateau du Lienz.
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 14–20
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CATERPILLART
152 morceaux de polystyrène extrudé, bois, peinture, marbre, modèle réduit Geofix (120 x 30 cm) 2025
Évocation d’un chaos (possiblement celui qui se situe sur l’arrière du refuge de La Glère). On ne perçoit de ce chaos que la partie échouée au bas de la paroi (grise) qui agit comme une coupe histologique. 152 blocs1 taillés dans du PSE conformément aux principes géométriques de la fracturation du granit. Un engin de chantier charge (ou décharge ?) l’un de ces blocs. Quatre d’entre eux, en marbre, sont disposés à l’aplomb sur le sol comme ayant chu.
1– 152 est le nombre de morceaux de sucre que Marcel Duchamp a taillés dans du marbre afin de les placer dans la cage à oiseaux du readymade « WHY NOT SNEEZE ROSE SELAVY ».
Pièce décrite et contextualisée dans « ENFIN » pages 40–45
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PAROI DANS LE PRINTEMPS (l’incorporation)
Peinture à l’huile sur toile, personnage Preiser, plateforme en tiges soudées et plexiglass (210 140 cm) 2013
La peinture réalisée en 2013 représentant une paroi rocheuse située aux environs du lac de Mounicot en se dirigeant vers la crête de La Mourelle m’est apparue avec le temps d’une facture tellement classique que j’ai trouvé nécessaire de la contrarier avec l’introduction dérisoire d’un randonneur en résine. Il s’est avancé sur une passerelle panoramique afin de mieux admirer le paysage. L’échelle de cette figurine permet aussi d’avoir une idée plus précise de l’étendue du paysage.
Cette pièce figure dans le catalogue de la « MOSTRA IDEALE » page 117
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L’ÉGÉRIE D’ESTELAT
Estampe tirée en Digigraphie (40 x 60 cm) 2021
Une égérie céleste entourée d’angelots et extraite du frontispice du dictionnaire de l’Académie plane au-dessus de la crête d’Estelat. Une pluie d’or se disperse dans la nuit. Ces paillettes demeurent en suspension entre l’estampe et la feuille de plexiglas servant d’encadrement grâce à l’électricité statique générée.
Cette pièce figure dans le catalogue de la « MOSTRA IDEALE » page 125 et dans l’ouvrage « COMMENT J’AI TROUVÉ CERTAINS DE MES ROCHERS » page 45






























